Je suis intervenue lors de l’inauguration du Sommet, puis à la table ronde « Renouveau ferroviaire dans les territoires » animé par François Pelletier, d’OrbiMob’, avec Jean-Pierre Brenas, conseiller régional, Pierre Pommarel, FNAUT, Patricia Vergne Rochès, association AMIGA.
Derrière les discussions sur les lignes, les trains et leur financement, il y a une question très concrète : peut-on aller travailler, étudier ou se soigner sans que le lieu où l’on vit décide à notre place ?
Le renouveau ferroviaire répond pour moi à une triple urgence :
- 𝗘́𝗰𝗼𝗹𝗼𝗴𝗶𝗾𝘂𝗲, parce que nous devons réduire les émissions des transports et notre dépendance aux énergies fossiles.
- 𝗦𝗼𝗰𝗶𝗮𝗹𝗲, parce que renoncer à un entretien d’embauche faute de transport est une injustice bien réelle.
- 𝗧𝗲𝗿𝗿𝗶𝘁𝗼𝗿𝗶𝗮𝗹𝗲, parce qu’une desserte qui se dégrade contribue au déclassement d’un territoire.
En Auvergne, ces enjeux ont des noms : la ligne Clermont–Paris, des TER saturés aux heures de pointe vers Clermont-Ferrand et la liaison transversale Bordeaux–Lyon que nous devons retrouver.
La loi d’orientation des mobilités de 2019 et la loi de 2023 sur les services express régionaux métropolitains ont fait avancer le sujet. Le projet de loi-cadre relatif au développement des transports, actuellement examiné au Parlement, doit nous permettre d’aller plus loin, avec des éléments programmatiques.
Mais les textes ne suffiront pas à eux seuls.
Il faut trouver les leviers de financement et que tous les acteurs travaillent ensemble main dans la main avec pour objectif d’offrir aux habitants de notre territoire des mobilités durables et performantes !
Merci à OrbiMob’, à son président, Patrick Oliva, et à tous les organisateurs pour leur invitation et la qualité des débats qui permettent de placer les mobilités au coeur des enjeux d’équité territoriale !