Samedi matin, j’ai participé au vernissage de l’exposition de David Allignon et des œuvres des sculptrices Marguerite Noirel, Yvette Gallou et Monique Karoutzos au Centre d’art contemporain Karoutzos.
Cette exposition n’est pas seulement une démarche artistique. C’est aussi un témoignage brut mais nécessaire.
Depuis mars 2022, David Allignon, journaliste à La Montagne et reporter de guerre, s’est rendu à six reprises en Ukraine pour raconter, au plus près, le quotidien des Ukrainiens, civils et militaires, face à l’agression russe.
Ses images saisissent des regards, des silences, des souffrances, mais aussi une immense dignité humaine.
Cette exposition m’a particulièrement touchée car, dans le cadre du groupe France-Ukraine de l’Assemblée nationale, je me suis rendue en Ukraine en 2025. J’y ai vu des villes meurtries. J’y ai rencontré des femmes et des hommes qui tiennent malgré tout.
On ne revient pas indemne d’un tel déplacement. Et l’on ne regarde plus ces images de la même manière.
Derrière chaque photographie, il y a une vie bouleversée. Une humanité mise à l’épreuve.
Je veux également remercier les artistes qui, à travers leurs oeuvres, rappellent que l’art ne doit pas seulement être contemplatif : il doit aussi nous réveiller !
Parce que la paix n’est jamais acquise.
Et parce que la dignité humaine ne peut jamais être négociée.
L’exposition est visible jusqu’au 31 octobre 2026 au Centre d’art contemporain Karoutzos, zone de Lavaur à Issoire. Du lundi au samedi de 14h à 18h, et le dimanche sur rendez-vous.