Depuis 2022, je participe chaque année aux 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲́𝗺𝗼𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗱𝗲 𝗖𝗵𝗮𝗺𝗲́𝗮𝗻𝗲, 𝗦𝗮𝗶𝗻𝘁-𝗘𝘁𝗶𝗲𝗻𝗻𝗲-𝘀𝘂𝗿-𝗨𝘀𝘀𝗼𝗻 et 𝗦𝗮𝗿𝗽𝗼𝗶𝗹.
Au coeur de chaque été, ce rendez-vous de la mémoire de la résistance est devenu une parenthèse essentiel de mon engagement.
En Auvergne, la Seconde Guerre mondiale a frappé avec la même brutalité qu’ailleurs. Le 30 juillet 1944, 15 maquisards sont tombés au château de Chaméane, lors d’un affrontement sanglant contre l’occupant nazi. Ils furent enterrés au cimetière de Saint-Etienne-sur-Usson. Quelques mois auparavant, le 27 décembre 1943, 5 jeunes hommes avaient été exécutés à Sarpoil, sur la commune de Saint-Jean-en-Val.
Entourés des enfants de l’école de Saint-Etienne-sur-Usson, des habitants, de Mme la Sous-Préfète, des élus, des porte-drapeaux, des pompiers, des musiciens de l’Harmonie de Saint-Germain-Lembron, des militaires du 28e Régiment de transmissions et des forces de l’ordre, nous leur avons rendu l’hommage qu’ils méritent. L’émotion fut palpable, notamment lorsque les enfants ont déposé une rose devant les tombes.
Se souvenir, c’est transmettre. C’est faire vivre les idéaux de courage, de résistance et de liberté. C’est aussi affirmer que le sacrifice de ces jeunes hommes ne sera jamais oublié. Le devoir de mémoire est une exigence collective qui nous oblige.
Mais ces cérémonies sont aussi l’occasion, chaque année, de retrouver des visages familiers que j’apprécie particulièrement, parmi lesquels Guillaume, mon ancien étudiant, entouré de sa famille, ou encore Jean-Paul Vignal, témoin précieux de la bataille de Chaméane, dont la parole porte haut la mémoire de ces événements.
Merci à toutes et tous de votre accueil chaleureux, ces moments et vos engagements guident précieusement mon mandat.