Fin juillet, j’ai rencontré Sébastien Crépieux, fondateur et président d’Invers, une entreprise Puydômoise innovante. Depuis près de 10 ans, Invers développe un modèle de filière innovant, résilient et circulaire, en étroite collaboration avec les agriculteurs locaux et les coopératives. Leur modèle repose sur 𝙡’𝙚́𝙡𝙚𝙫𝙖𝙜𝙚 𝙚𝙩 𝙡𝙖 𝙫𝙖𝙡𝙤𝙧𝙞𝙨𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙙𝙚𝙨 𝙫𝙚𝙧𝙨 𝙙𝙚 𝙛𝙖𝙧𝙞𝙣𝙚 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙥𝙧𝙤𝙙𝙪𝙞𝙧𝙚 𝙪𝙣𝙚 𝙥𝙧𝙤𝙩𝙚́𝙞𝙣𝙚 𝙙𝙪𝙧𝙖𝙗𝙡𝙚, 𝙡𝙤𝙘𝙖𝙡𝙚, 𝙘𝙞𝙧𝙘𝙪𝙡𝙖𝙞𝙧𝙚 𝙚𝙩 𝙗𝙖𝙨 𝙘𝙖𝙧𝙗𝙤𝙣𝙚, 𝙙𝙚𝙨𝙩𝙞𝙣𝙚́𝙚 𝙖̀ 𝙡’𝙖𝙡𝙞𝙢𝙚𝙣𝙩𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙖𝙣𝙞𝙢𝙖𝙡𝙚, notamment piscicole et avicole.
Pensé dans une logique de souveraineté protéique et d’agriculture durable, ce modèle est conçu avec et pour les agriculteurs :
- Élevages de vers installés directement sur les exploitations
- Nourris à partir de co-produits céréaliers locaux
- Déjections valorisées comme engrais naturel pour fertiliser les sols.
𝘼̀ 𝙑𝙚𝙧𝙩𝙖𝙞𝙯𝙤𝙣, j’ai rencontré Sylvain Vernière et Thierry Fourvel, deux agriculteurs associés et partenaires d’INVERS, pour découvrir leur exploitation et ce nouveau métier : agriculteur entomoculteur.
- 18 000 bacs d’élevage, 20 000 vers par bac nourris avec du son de blé local… Une activité dans laquelle Thierry et Sylvain ont beaucoup investi et qui leur permet de diversifier leurs revenus et d’enrichir les sols avec un engrais organique, simple et efficace : le frass.
Ce modèle innovant permet de réduire notre dépendance aux protéines importées comme le soja brésilien (source de déforestation) ou les farines de poisson (destructrices pour les océans). Sans parler des effets sur la santé animale et humaine.
En replaçant les agriculteurs au cœur de la transition agroécologique, INVERS contribue à une agriculture plus régénératrice, plus locale et plus résiliente.
Et pour conclure cette belle rencontre, je suis allée faire le plein d’ail rose de Billom, d’oignons, d’échalotes et de pommes de terre de leur Ferme du Lavoir des Puys, à Vertaizon.
Parce que manger local, c’est aussi soutenir nos agriculteurs engagés.